Une étude européenne révèle que la consommation excessive de charcuterie, jambons et autres viandes transformées pourrait significativement augmenter le risque de cancers et de maladies cardiovasculaires. Les résultats indiquent que ceux qui consomment le plus de ces produits ont un risque accru de 40 % de mortalité prématurée.
étude EPIC : des résultats alarmants
L'étude épidémiologique EPIC a été réalisée dans 23 centres de 10 pays européens, incluant la France, l'Italie et le Royaume-Uni. Recrutés entre 1992 et 2000, 448 568 participants âgés de 35 à 69 ans ont été suivis, tous sans antécédents de cancers ou de maladies cardio-vasculaires. Les chercheurs ont examiné divers facteurs, notamment l'alimentation, le niveau d'activité physique et les habitudes liées au tabac et à l'alcool.
les dangers de la viande transformée
Les résultats de l'étude, publiée en juin 2009, ont révélé qu'une consommation élevée de viande rouge et particulièrement de viande transformée comme le jambon ou les saucisses était liée à une augmentation notable de la mortalité. Les risques semblent s'accroître avec une consommation dépassant 50 grammes par jour, équivalente à une tranche de jambon blanc et une petite saucisse. Les gros consommateurs de viande transformée présentent aussi une tendance à adopter une alimentation moins riche en fruits et légumes, ainsi qu'à avoir des comportements plus à risque, comme la consommation excessive d'alcool et de tabac.
consommation modérée : la clé
Des recherches ont montré un lien direct entre la consommation de viande transformée et le développement de maladies cardiaques et de cancers. Ces produits contiennent une quantité élevée de cholestérol et d'acides gras saturés, ce qui contribue à l'augmentation du risque de maladies cardiovasculaires. De plus, les méthodes de traitement (salage, fumage) introduisent des substances potentiellement cancérigènes, notamment pour le cancer colorectal.
Les experts estiment qu'en privilégiant une consommation de moins de 20 grammes de viande transformée par jour, soit une tranche de jambon cru ou deux petites tranches de bacon, environ 3,3 % des décès pourraient être évités. Toutefois, il est crucial de ne pas renoncer totalement à la viande, car elle demeure une source précieuse de protéines, de fer, de zinc, de vitamines A et B. La modération est donc essentielle.







