Il est 16 h 30. Après un déjeuner pris à 13 heures, la faim se fait ressentir. Plutôt que de se rabattre sur un thé pour tromper la sensation, il est essentiel de reconnaître le rôle du goûter, un moment de plaisir permettant de mieux répartir les apports alimentaires, à condition qu'il soit équilibré.
Le goûter : un plaisir partagé
Lorsqu'on évoque le goûter, on pense souvent aux douceurs telles que brioches et biscuits, des délices habituellement réservés aux enfants après l'école. Pourtant, ce moment est également prisé par les adultes. En effet, selon une enquête de 2008, un tiers des Français affirmaient apprécier une collation en milieu d'après-midi. Une étude plus récente de 2014 révèle que 50 % des personnes âgées de 35 à 49 ans s'octroient ce plaisir régulièrement, et six sur dix le faisaient plus de trois fois par semaine.
"Le goûter n'est pas synonyme de mauvaise santé ! Si la faim se fait sentir, pourquoi ne pas se faire plaisir à cette heure-là ?" questionne Florence Thorez, diététicienne à Paris. Trop souvent, nous nous interdisons de grignoter, par crainte d'altérer notre silhouette. Pourtant, selon l'experte, ressentir la faim à 16 heures est tout à fait normal, surtout si les repas précédents n'étaient pas équilibrés.
Un goûter équilibré : clés d'une bonne santé
Contrairement au grignotage, qui peut mener à des excès, un goûter bien conçu présente de nombreux avantages. Il aide à gérer la faim, empêchant de rentrer chez soi affamé et prêt à oublier les repas équilibrés. En conséquence, le dîner peut-être plus léger, favorisant ainsi une alimentation saine. Les restrictions alimentaires sont problématiques et peuvent entraîner des comportements alimentaires inappropriés.
Un goûter équilibré offre également des nutriments essentiels tels que les fibres, minéraux et vitamines. Au-delà des bénéfices santé, il constitue une pause reparatrice au milieu de la journée. "Prendre un moment pour soi est crucial dans nos vies bien remplies, surtout pour certaines femmes qui redoutent le retour chez elles après une longue journée. Ce plaisir repousse le stress", souligne Florence Thorez.
Mais que privilégier pour son goûter sans succomber aux tentations ? En moyenne, cette collation devrait représenter 15 % de nos besoins énergétiques, soit environ 250 à 300 calories. La clé est de composer un mini petit déjeuner, incluant une boisson chaude, un fruit, un produit laitier et une source de féculents.
Adaptation des goûters selon les envies
Pour les amateurs de salé, un mélange de fromage frais sur du pain complet accompagné d'un fruit peut faire l'affaire. En quête de sucré ? Optez pour un fromage blanc associé à un peu de miel et quelques biscuits secs. Afin de limiter les grignotages peu sains, choisissez des alternatives intelligentes, comme un yaourt à mêler avec du son d'avoine pour un effet rassasiant, accompagné d'un fruit ou d'une compote.
Si le goûter n'est pas impératif, il demeure essentiel de ne pas se priver si l'on ressent la faim. Écoutez votre corps et ajustez votre collation en fonction de vos besoins !







