La France subit désormais les conséquences de la crise des œufs contaminés par le fipronil, un insecticide utilisé dans le traitement des poules contre les poux. Ce produit chimique, dont les taux enregistrés dépassent les limites autorisées par la réglementation européenne, est qualifié de "modérément toxique" pour l'homme par l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Le 20 juillet, les autorités belges ont averti la Commission européenne via le Réseau d'alerte de l'Union européenne (RASFF) de la découverte de taux élevés de fipronil dans divers lots d'œufs et de viandes de volaille, qu'ils soient conventionnels ou biologiques. Une enquête a révélé la présence de cette substance interdite dans un antiparasitaire falsifié, nommé DEGA 16, utilisé dans des élevages de volaille aux Pays-Bas.
Des lots d'œufs contaminés réceptionnés en France
La crise s'est rapidement étendue à d'autres pays, notamment l'Allemagne, la Suisse et la Suède. En France, treize lots d'œufs contaminés en provenance des Pays-Bas ont été réceptionnés par des entreprises de transformation situées en Vienne et dans le Maine-et-Loire. Les services de contrôle du Ministère de l'Agriculture ont débuté des investigations dans ces établissements afin d'évaluer la situation des produits concernés et de bloquer ceux identifiés comme incriminés pour analyses.
Un élevage situé dans le Pas-de-Calais est également sous surveillance après que l'éleveur ait signalé l'utilisation de ce produit par son fournisseur belge. Selon le Ministère de l'Agriculture, "aucun œuf provenant de cet élevage n'a été commercialisé, et les résultats des analyses en cours seront disponibles en fin de semaine".
Parallèlement, le Ministère de l'Agriculture et de l'Alimentation a contacté l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) pour obtenir des recommandations concernant les risques potentiels pour la santé humaine découlant de la consommation d'œufs ou de produits contaminés par le fipronil.







