Après des débats au sein de la Commission des affaires sociales, les députés ont voté en faveur d'une nouvelle taxe sur les boissons énergisantes, surnommée la taxe « Red Bull ». Cette mesure, fixée à un euro par litre, doit désormais attendre une seconde lecture au parlement, ainsi que le jugement des sénateurs.
Une deuxième chance pour la taxe
La taxe sur les boissons énergisantes fait son retour après avoir été écartée précédemment par le Conseil constitutionnel en raison de critères jugés non objectifs. Désormais, le rapporteur Gérard Bapt (PS) soutient que la mesure est motivée par des préoccupations sanitaires plutôt que par une simple recherche de revenus. "Cette initiative vise à influencer les comportements", a-t-il déclaré, en réponse à ses détracteurs accusant le gouvernement d'alourdir le fardeau fiscal des Français.
Des risques sanitaires avérés
Soutenue par l'Anses, l'agence nationale de santé, cette mesure fait suite à un rapport alarmant sur la consommation de ces boissons. L'Anses avertit que mélangées avec de l'alcool ou lors d'activités sportives, ces boissons, souvent riche en caféine et taurine, peuvent provoquer des problèmes cardiaques graves chez certaines personnes, souvent non diagnostiquées, affectant un individu sur mille.
Objectifs de la taxe
Cette taxe s'inscrit dans une démarche de santé publique visant à limiter la consommation chez des groupes à risque, tels que les jeunes, qui sont souvent consommateurs de binge drinking, ainsi que les femmes enceintes ou allaitantes.
Un enjeu financier
Si la taxe obtient l'approbation nécessaire, elle s'appliquera aux boissons ayant un seuil minimum de 0,22 g de caféine ou 0,3 mg de taurine par litre, et pourrait générer environ 60 millions d'euros. Cette somme équivaut à la consommation annuelle de 60 millions de litres dans le pays. À cet égard, un effort de sensibilisation du public sera essentiel, incluant un meilleur encadrement des publicités et des campagnes d'information à venir.







