La Corée redécouvre les vertus de sa cuisine traditionnelle
Toujours en quête de bien-être, Séoul réévalue les bienfaits nutritionnels de ses ingrédients et plats traditionnels. À déguster dans les rues vibrantes de la ville ou lors du Festival de cuisine coréenne qui commence le 6 novembre à Paris, dans les locaux de l'Unesco.
La quête du bien-être à travers la gastronomie
La capitale coréenne, en proie à un rythme effréné, a souvent été attirée par des aliments rapides venus d'ailleurs—Starbucks, donuts et autres. Cependant, des préoccupations autour de l'obésité et l'essor d'une culture de loisirs, favorisée par une semaine de travail de cinq jours, ont incité un retour vers l'équilibre alimentaire. La ville et le pays privilégient désormais les produits locaux, notamment après le coup de projecteur de la Coupe du monde de football en 2002. Le concept de slow food est aujourd'hui en plein essor, les aliments bio, reconnus pour leurs bienfaits, sont très prisés.
Au sein des restaurants tendances de Chungdam-dong, les plats ne sont plus simplement des mets mais des élixirs de santé, chaque met étant proposé pour sa vertu nutritive. La cuisine coréenne, réputée pour sa diversité et sa faible teneur en matières grasses, se distingue par sa richesse en légumes—des incontournables comme le riz et le kimchi figurent au sommet des choix alimentaires.
Conseils pour apprécier la street food coréenne
Quelques recommandations avant d'explorer les rues de Séoul.
Adopter le rythme local.
Pour savourer la cuisine locale, il est primordial de se conformer aux heures des repas : midi pour le déjeuner, 18 heures pour le dîner. Les repas sont souvent pris rapidement et dans le silence, la tradition exigeant que les anciens soient servis en premier. Les plats restent sur la table, il convient donc de s'habituer à manier les baguettes de métal avec agilité.
Ne pas manquer le kimchi. Ce condiment à base de légumes fermentés, épicé de pâte de piment, est fondamental à tout repas coréen. Le musée du kimchi, situé au COEX Mall de Gangnam-gu, est un excellent lieu pour découvrir ses multiples variétés, l'entrée coûte 3 000 wons (2,40 €).
Parcourir les échoppes.
Les stands de street food parsèment les rues : on y trouve des frites de patates douces, des raviolis (Mandoo), des calamars au beurre et même des douceurs comme des gâteaux de riz grillés. Pour commander, il suffit d'apprendre à dire Bulgogi juseyo, ce qui signifie "je voudrais du bulgogi", un plat à base de bœuf mariné et cuit au charbon, à déguster idéalement chez Samwon Garden à Sinsadong.
Visiter les food courts des grands magasins.
Ici, vous découvrirez divers plats : kimchis, poulpes, farines de riz et sucreries traditionnelles, le tout dans un cadre animé, parfait pour goûter à la richesse de la cuisine coréenne. Une autre expérience incontournable est le marché de Noryangjin, ouvert 24h/24, où l'on peut choisir du poisson frais, taillé sur place pour des sushis de qualité.
L'héritage de la cuisine royale
Une série télévisée a ravivé l'intérêt pour la cuisine traditionnelle coréenne.
Depuis sa diffusion en 2004, Daejanggeum a suscité un regain d'intérêt pour le hansik, nourriture traditionnelle coréenne. L'histoire d’une jeune cuisinière à la cour de la dynastie Joseon, conseillée par Mme Han Bok-ryuk, figure emblématique de la cuisine de cette époque, a contribué à revaloriser ces plats oubliés. Le restaurant Gung Yeong, fondé par Mme Han, conjugue tradition et modernité, offrant des repas à partir de recettes anciennes, tout en étant accessibles aux nouveaux gourmets, le tout dans un cadre design.
Quelques souvenirs à rapporter.
Soju : bénéfique en tant que boisson nationale, disponible à des prix abordables mais aussi en version artisanale à offrir.
Ginseng rouge : fortifiant et moins amer que la racine classique, à rechercher en forme d'extrait ou en morceaux.
Les couverts coréens : cuillère et baguettes en métal, essentiels pour découvrir la culture culinaire.







