Appellation d'origine protégée, Fairtrade, Agriculture Biologique : avec cette multitude de labels, faire ses courses peut vite devenir un casse-tête. Pour vous aider à y voir plus clair dans cette jungle d'appellations, nous avons analysé tout cela.
Respect de l'environnement, commerce équitable, absence d'OGM ou bien-être animal : de nombreux critères sont associés aux cahiers des charges des labels affichés sur nos emballages. Des questions demeurent cependant : tous les labels sont-ils équivalents ? Comment les identifier ? Peut-on vraiment faire confiance à la qualité des produits ainsi labellisés ? Nous vous offrons les clés pour naviguer sereinement entre ces indications.
Qu'est-ce qu'un label alimentaire ?
Un label a pour objectif principal de valoriser un produit et ses caractéristiques, en garantissant au consommateur une fabrication et une commercialisation respectant un cahier des charges strict. Celui-ci se concentre sur divers critères tels que l'environnement, la qualité, l'origine ou encore le bien-être animal.
Les labels officiels : catégories et enjeux
Les labels officiels se regroupent en quatre grandes catégories :
- Liés à l'origine géographique : tels que l'appellation d'origine contrôlée (AOC), l'appellation d'origine protégée (AOP) et l'indication géographique protégée (IGP), ces labels assurent que la provenance géographique est en lien avec des caractéristiques spécifiques au produit.
- Garantissants un haut niveau de qualité : des labels comme le Label Rouge garantissent des standards de production supérieurs par rapport à des produits équivalents.
- Favorisant le respect de l'environnement : des labels tels que l'Agriculture Biologique (AB) et Bio Europe interdisent les pesticides de synthèse et les OGM, avec une tolérance de 0,9 % de traces d'OGM.
- Associés à un savoir-faire traditionnel : la Spécialité traditionnelle garantie (STG) repose sur des méthodes traditionnelles de production, permettant à l'aliment d'être fabriqué en dehors de sa zone d'origine.
Limites des labels officiels : bien que les critères puissent se chevaucher, il ne s'agit là que d'une option. Par conséquent, il est difficile d'évaluer un aliment dans sa globalité, d'interagir avec le respect de l'environnement, le degré de transformation ou la qualité nutritionnelle.
Les signes non officiels
À côté des labels officiels, existent des labels privés émis par des groupes non gouvernementaux, tels que :
- Les labels équitables : comme Fairtrade ou Fair for life, qui promeuvent des valeurs sociales et environnementales.
- Les labels bio : garantissant des pratiques agricoles éthiques, comme Bio Cohérence, qui évite l'utilisation de produits chimiques et privilégie des circuits courts.
Méfiez-vous : de nombreux logos peuvent être trompeurs. Des labels comme "Saveur de l'année" ou "Élu produit de l'année" résultent de stratégies marketing pour séduire le consommateur sans assurer la réelle qualité du produit.
Outil d'orientation : "La Boussole des Labels"
Concue par des associations telles que Fair(e) et Bio Consom'Acteurs, "La Boussole des Labels" a analysé 18 labels alimentaires, concentrant son étude sur 30 critères environnementaux, sociaux et économiques.
Pour les labels équitables, Fair for life, Fair trade ou Bio équitable France répondent à de nombreuses exigences. En revanche, des labels très connus comme AB affichent des lacunes, notamment concernant le bien-être animal.
Pour plus d’informations, consultez l'application "My Label". En supermarché, veillez à choisir des logos adaptés à vos préférences et vérifiez l'absence d'ingrédients ultra-transformés.







