Les boissons sucrées, qu'elles soient naturelles ou contenant des édulcorants, suscitent de vives inquiétudes quant à leur lien avec le diabète de type 2. Une récente étude impliquant 36 000 Australiens a encore une fois confirmé cette corrélation alarmante.
Une recherche approfondie dirigée par des scientifiques de l'Université de Melbourne, publiée le 16 mai 2025 dans Diabetes & Metabolism, a suivi les participants sur près de 14 ans. Au cours de cette période, les individus ont répondu à des questionnaires détaillant leur consommation de boissons sucrées et l'éventuelle apparition de diabète.
Augmentation du risque par consommation quotidienne
Les résultats montrent qu'une consommation d'au moins une boisson sucrée par jour est associée à une augmentation significative du risque de développer un diabète de type 2. Les boissons contenant des édulcorants sont particulièrement préoccupantes, avec un risque accru de 38 % pour ceux qui les consomment fréquemment. En comparaison, les boissons sucrées classiques sont liées à une augmentation de 23 % du risque.
De plus, l'étude met en lumière une connexion entre la consommation de ces boissons et des problèmes d'obésité, un facteur de risque bien connu pour le diabète. Les chercheurs estiment qu'une consommation fréquente peut entraîner un gain de poids, rendant les individus plus vulnérables à cette pathologie.
Édulcorants : un risque silencieux
Les sodas contenant des édulcorants pourraient également jouer un rôle dans le développement du diabète de type 2, même en l'absence d'obésité. La controverse autour des édulcorants persiste, avec des substances comme l'aspartame désormais cataloguées comme potentiellement cancérogènes par le Centre international de recherche contre le cancer (CIRC).
Barbora de Courten, professeure à l'Université Monash de Melbourne, avertit que « les édulcorants artificiels, souvent considérés comme de meilleures options pour les personnes à risque de diabète, pourraient poser leurs propres menaces pour la santé ». En France, la maladie touche déjà plus de 4 millions de personnes, soulignant l'urgence d'aborder ce problème de santé publique.







