Les composants perfluorés, également connus sous l'acronyme PFC, seraient néfastes pour le système immunitaire des enfants, d'après une étude récente.
Ces substances, présentes dans des produits courants comme les poêles antiadhésives, les imprégnations textiles ou même les climatiseurs, soulèvent des préoccupations quant à leur innocuité. Une recherche américaine publiée dans le Journal of the American Medical Association a mis en avant la dangerosité de ces produits chimiques que l'on retrouve dans certains emballages alimentaires. Les PFC, transmis prenatalement par la mère et ultérieurement par l'environnement, altéreraient la capacité de l'organisme à assimiler certains vaccins, notamment ceux contre le tétanos et la diphtérie.
Un organisme moins protégé sur le long terme
Cette étude a été menée auprès de 587 enfants suivis depuis leur naissance à l'hôpital national de Torshavn dans les Îles Féroé, au Danemark. Les chercheurs ont examiné le niveau d'exposition aux PFC pendant la grossesse et à l'âge de cinq et sept ans.
Les résultats sont alarmants : une augmentation des concentrations de trois types principaux de PFC dans le corps des enfants a conduit à une diminution de 49% des anticorps, ces précieuses molécules défensives. La baisse des niveaux d'anticorps affaiblirait leur système immunitaire et affecterait l'efficacité des vaccins contre le tétanos et la diphtérie. Philippe Grandjean, chercheur en santé environnementale à l'Université de Harvard et co-auteur de l'étude, a fait part de son inquiétude en déclarant que l'impact des PFC pourrait être encore plus nocif pour le système immunitaire que celui des dioxines. Il a également averti que les effets négatifs des PFC sur la vaccination devraient être considérés comme une menace potentielle pour la santé publique.







