Si vous vous êtes déjà retrouvé face à un plat qui ne vous a pas totalement convaincu et que vous avez hésité à demander un remboursement, sachez qu'il existe des situations précises où cela est possible. Maître Baptiste Robelin, spécialiste en droit de l'hôtellerie et de la restauration, nous éclaire sur ce sujet épineux.
Les obligations du restaurateur
Un restaurateur a plusieurs engagements envers sa clientèle. Il doit notamment afficher clairement ses prix, préciser l'origine de ses matières premières et, le cas échéant, fournir un « doggy bag » pour emporter les restes de votre repas. Cependant, la question des remboursements reste floue. Selon Me Robelin, un client peut exiger un remboursement s'il estime avoir été victime d'une tromperie.
Définir la tromperie
Mais qu'est-ce qui constitue exactement une tromperie ? L'avocat souligne que cela peut se traduire par un plat qui ne correspond pas à sa description sur la carte, ou la présence d'aliments indésirables dans l'assiette. Dans ces cas-là, un remboursement peut être justifié. En revanche, si le plat ne vous plaît pas simplement par goût, il n’y a pas de fondement légal pour exiger un remboursement ; cela ne relèverait que d'une démarche commerciale.
Solutions alternatives
Si le souci concerne la cuisson du plat ou qu'il est servi froid, vous pouvez toujours demander que ce dernier soit renvoyé en cuisine. Cela dépendra aussi du bon vouloir du restaurateur. Il est souvent plus efficace d'exprimer vos désirs de manière courtoise et précise. Si cette communication n’est pas possible, laisser un avis en ligne peut également être un moyen constructif d’exprimer votre mécontentement. Selon Me Robelin, une bonne réputation en ligne est essentielle pour un restaurant et peut avoir un impact plus conséquent qu'une simple demande de remboursement.







