Meringue, crème et pâte de marron, le mont blanc est un dessert emblématique de la saison froide qui ne cesse de séduire. Cette année, il s’élève encore plus haut.
Devant le célèbre salon de thé Angelina, situé rue de Rivoli, la file d'attente est incessante, même par temps froid. Le mont blanc, véritable spécialité de la maison depuis 1903, est un incontournable de l'hiver. Sa recette classique, légèrement adoucie récemment, reste inchangée. Solenn Coudron, directrice du salon, décrit avec passion ce délice aux visiteurs : "Une meringue surmontée de crème fouettée, le tout relevé par des vermicelles de crème de marron." Bien que revendiqué par les Italiens, l'origine du mont blanc demeure un mystère.
Une nouvelle légèreté s'invite
Le succès du mont blanc semble également lié à une évolution de la pâtisserie. Évalué naguère comme étant trop lourd, il fait désormais son apparition dans les vitrines des grands artisans pâtissiers. Sébastien Gaudard le présente en version partage, tout en légèreté, grâce à une crème fouettée délicate : "Elle n’est pas trop épaisse, évitant ainsi une sensation grasse en bouche." François Perret du Shangri-La opte pour une meringue légère agrémentée d'une touche de rhum et d’un biscuit subtil, offrant une expérience dénuée de lourdeur. Pour le pâtissier japonais Mori Yoshida, le mont blanc est dépouillé de sa meringue au profit d'une version toute en crémeux, posée sur un croustillant de pâte filo.
Deux recettes à essayer chez soi
Mont blanc meringué au marronMont blanc aux marrons confits
Pierre Hermé célèbre également le mont blanc cet hiver, créant sa version personnelle et revisitée. Sous le nom "torche aux marrons", il offre six déclinaisons temporaires. Entre le croquant de la compote au cassis et le chocolat, ses créations rappellent que ce dessert peut se décliner à l'infini. Le mont blanc a encore de belles saisons hivernales devant lui.







