Venez explorer le hakarl, ce requin fermenté qui fascine et intrigue en Islande.
Dans certaines cultures, la gastronomie pousse à l'extrême avec des plats dont la préparation peut être à la fois un défi et une aventure. À l'instar du fugu japonais, le hakarl islandais représente cette audace culinaire. Ce requin fermenté, prisé par les Islandais, cache en réalité des toxines potentiellement mortelles pour l'être humain. Plongeons dans l'univers captivant de ce mets unique.
Le requin du Groenland, une espèce à part
Le hakarl provient du requin du Groenland, un impressionnant carnivore des mers. Certaines recherches, comme celle parue en 2014 dans Sciences, ont révélé que ce requin pouvait vivre jusqu'à quatre siècles. Étonnamment, il n'a pas de reins et élimine ses déchets par la peau, ce qui donne à sa chair une forte concentration d'acide urique. Ainsi, consommé cru, ce poisson constitue un danger pour la santé.
Une préparation unique : fermentation et séchage
La seule manière de savourer ce requin est de le faire fermenter. La méthode traditionnelle consiste à vider, désosser puis couper le poisson en morceaux, qui sont ensuite enterrés sous du gravier pendant environ huit semaines. Après ce délai, ils sont déterrés et séchés durant plusieurs mois, ce qui les rend enfin aptes à la consommation.
Des saveurs atypiques et une sensation enivrante
Les avis divergent concernant le goût du hakarl. Certains évoquent un fromage très fort, d'autres une étrange sensation, décrite comme celle d'un goût urinaire. Néanmoins, la véritable attraction du hakarl réside dans l'effet d'ivresse qu'il procure, lié à la présence de triméthylamine (TMAO). Bien que ce plat soit ancré dans la tradition islandaise, il est souvent difficile à trouver en dehors de l'île, faisant des amateurs d'expériences culinaires des voyageurs intrépides.







