L'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) et l'Institut de veille sanitaire (InVS) lancent une vaste étude à partir d'avril. Cette enquête vise à déterminer si les amateurs de poissons de rivières sont plus exposés aux polychlorobiphényles (PCB) que le reste de la population.
Les PCB et leurs sources d'exposition
Les polychlorobiphényles sont des composés chimiques pouvant présenter des risques pour la santé. L’exposition à ces substances se fait principalement par la consommation de produits gras d'origine animale tels que les poissons, les viandes et les produits laitiers. Bien que la population française soit exposée à des niveaux très faibles de PCB par le biais de son alimentation générale, certaines espèces de poissons de cours d’eau peuvent contenir des concentrations plus élevées.
Détails de l'étude et méthodologie
Cette enquête impliquera 900 foyers de pêcheurs amateurs répartis sur six zones de pêche, tant contaminées que non par les PCB. Les chercheurs analyseront les niveaux de PCB dans le sang des participants ainsi que leurs habitudes alimentaires, en se concentrant particulièrement sur ceux qui consomment ou non des poissons de rivière.
Les résultats permettront de mesurer le niveau de contamination des poissons et, à terme, de formuler des recommandations sur la fréquence de consommation des espèces de poissons, afin de garantir la sécurité alimentaire des consommateurs. Ces recommandations seront mises à disposition en février 2011.
Un enjeu sanitaire soutenu par l'État
Financée par le ministère de la Santé, cette étude s'intègre dans un plan d'action plus vaste sur les PCB, lancé en février 2008 par les ministères de l'Écologie, de l'Agriculture et de la Santé.







